Buick Régal 2018, une impression de berline allemande haut de gamme

Buick Régal 2018, une impression de berline allemande haut de gamme

La première génération de Buick Régal commence en 1973 comme version plus luxueuse du Century, elle partage des airs de Chevrolet Malibu. Quarante cinq années d'existence donc pour cette appellation avec un arrêt entre 2004 et 2008 (excepté en Chine), Buick traverse les époques en séduisant un panel de clients pas toujours très jeunes. Le millésime 2018 inaugure la sixième génération de la plus belle des manières en voulant modifier cette image ; avec ses modèles berline à hayon (Sportback), GS ainsi que son break (TourX) tous redessinés et performants, l'audace est au rendez-vous. L'enseigne veut également pallier au décrochage de la Verano et reconquérir du marché.

Avec sa vieille désignation, la Buick Régal version 6 n'a rien à envier aux berlines de luxe européenne et pour cause basée sur l'Opel Insignia, la production s'effectuera à Rüsselsheim en Allemagne. Présentée le 4 Avril 2017 au Design Dome à Warren dans le Michigan, elle éblouit avec sa silhouette élégante. Le sculpte de la carrosserie, le hayon au profil sport, les sorties d'échappement doubles et les détails chromés donnent une allure racée à la berline. A l'avant, les bouches d'aération, les feux Led et la calandre évoluent largement confortant dans le style, il en est de même à l'arrière avec le petit aileron de requin sur le toit et le relevé léger du carénage en bout de hayon. Pour la version TourX soit le grand retour du break depuis l'abandon du Roadmaster en 1996, l'esthétique demeure tout aussi distinguée avec son centre de gravité plus élevé .

En injection directe, la motorisation de série et sur le TourX est un turbo de 2 L de cylindrée permet de développer 250 ch. à 5200 tr/min, il s'associe à la transmission automatique à 8 rapports. Le couple imposant est de 353 Nm. Sur la version GS, le moteur est un V6 de 3,6 L promettant 310 ch. et rendant cette Buick l'une des plus puissantes de son histoire. Sur ce modèle, les quatres roues sont motrices et la boite de vitesses comporte 9 rapports automatique. Le couple de 400 Nm est moins remarquable, mais le freinage plus acéré Brembo, les roues 19 pouces (18 en standard) et les suspensions à réglage automatique des amortisseurs font pencher la balance vers cette GS. Les mordus du manche seront déçus, aucune boite de vitesse manuelle n'est disponible, même en option.

Dans l'habitacle c'est loin d'une Cadillac, les matériaux haut de gamme ne sont pas de rigueur partout. La prédominance des plastiques et les compteurs basiques laissent à désirer. Les sièges ventilés, chauffants voire massants sont d'un confort plutôt rassurant. Les réglages sont multiples, ils s'appliquent également au volant pour une aisance de conduite notamment en position basse. Les surpiqûres GS sur les sièges en cuir rajoutent un raffinement au modèle. L'insonorisation est le faire-valoir Buick depuis des décades, le Régal 2018 ne démord pas à la règle avec son "QuietTuning". Par conséquence, l'auditorium Bose est sublimé. Encore dommageable, le dernier système infodivertissement présent sur les Cadillac n'est pas à disposition ici sur la Buick ; néanmoins se retrouvent sur l'écran tactile 7 pouces (8 sur la version GS) les applications AppleCarPlay, MyBuick, Androïd. Pour la sécurité, radars anti-collision, aides aux changements de voies (avertisseur véhicules dans les angles morts) alertes piétons et traffic sont disponibles.
Quand on prend en considération l'esthétique, la puissance, la capacité décuplée de chargement et le tarif abordable débutant vers les 26000 $, la Buick Régal Sportback 2018 rend sa génération précédente complètement caduque. De là, à concurrencer sévèrement Audi et BMW, le chemin est encore long ; cependant Buick peut être de fier du virage entrepris et la clientèle devrait largement se diversifier.

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