Packard Clipper 1941, la berline avant-gardiste donne le ton

Packard Clipper 1941, la berline avant-gardiste donne le ton

Créée à la fin du XXème par les frères Ward et Weiss leur complice, la Packard Motor Car Compagny produit rapidement en standard des voitures luxueuses et très concurrentielles sur le marché. Avec la dépression de la fin des années 30, les affaires sont difficiles pour Packard ; le 120 et le Super Eight subsistent. Le rebond est magnifique en 1941 avec la Clipper qui va présenter une nouvelle image de classe et de modernité mais l'attaque japonaise force l'entrée des Etats-Unis dans le conflit et le modèle va s'interrompre pour les efforts de guerre.

Quand la Packard Clipper débarque en 1941, c'est un grand chamboulement. Ce nom emprunté à un trois mâts laisse présager une longue aventure sans périls. Sous l'égide du désigner Howard Darrin dit "le Hollandais", les lignes sont d'une magnifique fluidité, les ailes s'incorporent dans le corps. La calandre toute en hauteur magnifie l'ensemble très équilibré. Les cadres de fenêtres sont étroits laissant une meilleure entrée de lumière dans tout l'habitacle, exit les vieux marchepieds.

Bien que disponible qu'en berline, les acheteurs se ruent sur ce modèle phare : 16600 unités s'arrachent la première année au prix de 1400 $ dans un marché où la concurrence est rude : Buick Roadmaster, Chrysler New Yorker... louent chacun leurs qualités. Cela incite la marque à développer la forme du Clipper sur toute la gamme. Quelques autres milliers d'exemplaires Packard (34000) se vendent en 1942 dont les nouvelles déclinaisons One Sixty et One Eighty avant que l'entreprise se tourne vers la militarisation. Sans ce revirement, cabriolets et breaks auraient surement

Du côté mécanique, le Packard Clipper détient tout simplement le moteur le plus puissant entre 1941 et 1947 : un 8 cylindre en ligne de 5,8 L qui développe 165 chevaux à 3600 tr/min soit quinze de plus que Cadillac. La gamme des motorisations débute tout de même avec 105 et 125 ch. pour les respectifs 6 cylindres à tête en L de 4 L et l'autre 8 cylindres en ligne de 4,7 L. L'overdrive dit Econo-Drive s'inclut, il est capable de sur-multiplier le rapport de transmission. Les suspensions sont indépendantes. Dans l'habitacle, la somptuosité est flagrante : planche de bord en noyer, accoudoirs centraux pour l'arrière, dossiers de sièges rembourrés, épais tapis et six finitions pour les tissus en laine de qualité.

Après la production de près de 60000 moteurs dont une grande partie d'avions pendant la guerre, l'entreprise détient une comptabilité honorable. Cela ne l'incite pas pour autant à refondre le Clipper comme d'autres constructeurs avec leurs voitures. Seules quelques modifications interviennent entre le modèle 42 et 46. Une limousine (Custom Super) et une berline allongée (Super Eight) s'ajoutent à la panoplie des Clipper Six et Eight.

La Packard Clipper donne bien la tendance de toutes les voitures des années 50. La vague va même franchir les océans puisque le style se répercute en Europe. Bien que la désignation soit abandonnée en 1948, elle reprendra cours en 1953 pour une deuxième génération qui incitera peu de temps après la fusion avec Studebaker.

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