Pontiac Safari, une expédition en terre inconnue

Pontiac Safari, une expédition en terre inconnue

Si à premier abord la désignation Safari a une connotation africaine et suscite l'envie de clichés d'animaux sauvages, la réflexion portée par Pontiac en 1955, elle, s'attèle davantage au désir d'évasion. Le côté commercial prône l'onirique : ce doit être une voiture de rêve. La division de Général Motors propose donc un break insolite développé en exemplaires chics et limités sur un court laps de temps (3 années prévues).

Construit à partir de son confrère le Chevrolet Nomad, le Pontiac Safari qui s'accapare châssis (l'empattement est étiré de 18 cm), portes avant, hayon et vitres, propose une lignée plus clinquante loin de l'origine du concept des breaks servant uniquement aux chargements de gros volumes de marchandises ou le transport de personnes nombreuses. Sa part de fantasme est inspirée d'une autre voiture de rêve, la corvette de 1953.

Le toit reçoit tout le cachet d'un design de génie : la surface ininterrompue formant le Dôme Vista inspiré des bus Greyhound est un ornement à lui-même. Le pare-choc avant massif est unique en son genre ; breveté spécifiquement, il impose une singularité et une puissance incontestable. Sur les parties latérales, un délicat bandeau bicolore en forme de roquette est paré de garnitures chromées.

Sur un segment luxueux, le Safari se distingue donc du Nomad par sa grandeur, sa beauté, sa puissance (V8 de 200 ch.), son confort et son coût. Avec une capacité de 1020 L et de 2010 L sièges rabattus, la Pontiac s'acquiert pour 3077 $. Il se vend plus de 3700 Safaris la première année.
A partir de 1956, l'embellissement de l'espace dédié aux marchandises est remarquable : entre les lisières verticales et le tapissage, la touche est réussie. La motorisation évolue passant à 227 chevaux avec l'Hydramatic puis 285 ch. avec la Strato. Les phares arrière sont plus façonnés, les pare-chocs chromés s'épaississent.

En 1957, la carburation Tri-Power permet au Safari de développer 345 ch., le flamboiement est toujours d'actualité. Flashy à souhait, confort et puissance, la Pontiac se décline maintenant en 4 portes facilitant l'accès.

Nombreux à l'époque pensent que c'est le break le plus merveilleux, il s'en vendra plus de 10000 exemplaires en trois ans. Et si c'était la voiture de rêve…elle a contribué en tout cas à une étape importante de l'histoire de la voiture américaine et aujourd'hui l'aspiration à posséder un Pontiac Safari reste intacte même si la conception deux portes est quelque peu décriée pour son côté peu pratique. C'est l'incomparable break des fifties, exubérant et élégant.

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